LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE (1914-1918)

Plus de 4 000 membres des Premières Nations du Canada ont laissé leurs foyers et leurs familles pour prendre part à la Première Guerre mondiale.

Jusqu’à 35 % de la population des Premières Nations du Canada admissible s’est engagée dans cet effort de guerre, le plus souvent affectée à des rôles de combat sur les lignes de front.

Pas moins de 50 médailles ont été décernées à des membres des Premières Nations pendant la Première Guerre mondiale pour leur bravoure au cours de leur mission et leurs actes héroïques.

Le nombre exact des membres inuits, métis, et des Premières Nations qui ont perdu la vie lors de la Première Guerre mondiale n’a pas été recensé.

SECONDE GUERRE MONDIALE (1939-1945)

Des 125 946 personnes qui se sont identifiées comme membres des Premières Nations dans le cadre du Recensement du Canada, 3 090, ou 2,4 % d’entre eux ont participé à l’effort de guerre.

Soixante-douze (72) femmes des Premières Nations se sont enrôlées et ont servi dans la Seconde Guerre mondiale. Deux cents (200) soldats autochtones sont confirmés morts au combat ou dans l’exercice de leurs fonctions.

Pas moins de dix-huit (18) anciens combattants autochtones ont été décorés pour leur bravoure au combat.

Francis William Godon, un soldat métis de Boissevain au Manitoba, a participé aux combats en Normandie et sur la plage Juno et a survécu onze mois comme prisonnier de guerre. Francis attribue sa survie à cette dure épreuve à ses parents et à ses enseignements métis. Francis Godon a reçu la médaille de la Légion d’honneur en 2015, la plus haute décoration honorifique française.

LES CONTRIBUTIONS DES AUTOCHTONES À LA GUERRE DE CORÉE (1950-1953)

“En route vers la Corée, je me tenais debout sur le garde-fou du navire en pensant à chez nous et à la raison pour laquelle j’avais dû quitter mon foyer. Pourtant, j’étais très heureux de m’être enrôlé dans l’armée, car mon père avait servi lors de la Première Guerre mondiale, mon frère lors de la Seconde. Je me suis dit que je devais m’enrôler à mon tour.”

— Allan Bird, ancien combattant, Guerre de Corée

Cent soixante-quinze (175) Autochtones ont été officiellement enrôlés dans la Force spéciale de l’Armée canadienne. Il n’existe pas de documentation officielle pour environ 700 autres personnes des collectivités inuites, métisses et des Premières Nations qui ont servi pendant cette Guerre.

Bon nombre des membres des collectivités inuites, métisses et des Premières Nations qui se sont enrôlés pour servir en Corée avaient aussi servi dans la Seconde Guerre mondiale. De ce fait, ils ont pu développer davantage leurs fonctions lors de leur service en Corée.

Le sergent Tommy Prince, ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale et détenteur de la Médaille militaire de même que plusieurs autres décorations, s’est enrôlé à nouveau dans le 2e Bataillon de la Princess Patricia’s Canadian Light Infantry pour servir en Corée. Lors de cette campagne, il a reçu 3 autres médailles, portant ainsi à 11 le total de médailles qu’il s’est vu décerner.

Un soldat inuit, Eddie Weetaltuk, s’est enrôlé sous le nom d’Eddie Vital, identité fictive pour contourner les restrictions en matière de déplacements imposées aux Inuits. Eddie s’est engagé avec la Force spéciale de l’Armée canadienne en 1952 et a servi pendant 15 ans. Après son service en Corée, il retourne au Canada où il poursuit de l’entraînement en parachutisme et en guerre de terre dans l’Arctique. Il verra deux autres missions en Allemagne de l’Ouest avant de quitter la vie militaire puis retourner à Poste-de-la-Baleine sur la baie James. Il a caché son identité inuite pendant vingt ans au prix d’énormes sacrifices. Néanmoins, il est retourné à Kuujjuarapik, son village d’origine, en 1967.